Dvar Torah publiés par Tomer Debora

ICH LĖRĖĖOU

Rav Va’htfogel (Mashguia’h de Lake Wood) ( לקט רשימות על פורים ) a dit qu’une des grandes Mitsvot de Pourim consiste à envoyer à son prochain de la nourriture, Michloa’h Manot Ich Lérééou. 
Mais avant d’offrir ce cadeau à son prochain on doit d’abord se rendre compte qu’il y a un "prochain" à côté de soi ! Un autre existe en face de moi ! 
A un arrêt d’autobus ou dans une station de métro il y a beaucoup de monde qui court et qui se dépêche, mais personne ne fait cas de l’autre. Chacun ne se consacre qu’à sa petite personne. On court toute la journée sans s’apercevoir qu’un autre existe sur le siège d’à côté. Cela est valable pour tout le monde et cela peut durer toute la vie si on ne s’arrête pas un peu, si on ne prend pas le temps de réfléchir pour se repositionner afin de voir l’autre.

On s’occupe de soi du matin au soir. On est enfermé dans cette prison qui s’appelle l’égoïsme. On ne voit pas plus loin que ses quatre Amot. Il n’y a que moi, moi, moi et encore moi. Tant qu’un homme ne sort pas de ce cercle infernal il ne se rend pas compte du tout qu’il y a d’autres personnes sur terre à part lui.

La Michna dit dans Avot ( פ"ג מ"ג ) : si deux personnes sont assises côte à côte et qu’il n’y a pas entre eux un échange de Divré Tora cela s’appelle Moshav Létsim (une assemblée de frivoles, de railleurs). Même s’ils ne prononcent pas de paroles futiles ( דברים בטלים ) et même si chacun d’entre eux est plongé dans son étude ; mais puisqu’il n’y a pas "entre eux" de Divré Tora cela s’appelle déjà Moshav Létsim. C’est tout le problème de Ben Adam La’havéro. Celui qui est assis à côté de toi n’est pas un morceau de bois, il faut parler avec lui. Et de quoi parle-t-on ? De Divré Tora !

Un jour un Avrè’h est venu le voir pour lui annoncer qu’il avait eu un fils. Le Mashguia’h lui a demandé comment cela c’était passé. Il lui a répondu : Barou’h Hachem cela est allé très vite. Le Mashguia’h lui a alors dit : c’est par le mérite du ‘Hessed que tu fais avec cet homme âgé que l’accouchement de ta femme c’est passé vite et bien.

Quand il était âgé il est allé une fois au Chalom Za’hor de son petit-fils qui venait de naître. Il était presque minuit et le Mashguia’h marchait très vite contrairement à son habitude. Cela lui était difficile. On lui a demandé pourquoi il se dépêchait tant, il a répondu : Ben Adam La’havéro, on m’attend là-bas.

Il disait que chacun doit prendre sur soi de penser plusieurs fois par semaine sur ses rapports qu’il a avec autrui. Fait-il attention au Kavod qu’il doit à l’autre ?

Il disait aussi qu’un homme peut devenir très riche en Rou’hniout simplement en disant "bonjour" à son ami comme il se doit, avec un cœur sincère et un grand sourire sur le visage.

Bon Pourim !

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