Dvar Torah publiés par Tomer Debora

 

PARACHAT KORAH

 

Notre Paracha commence avec la révolte de Kora’h, Datane, Avirame, One Ben Pélèt et 250 chefs de l’assemblée contre Moché. Ils lui dirent : « Toute l’assemblée des Béné Israël est sainte et Hachem est parmi eux, alors pourquoi vous élevez-vous au-dessus de la communauté d’Hachem ? » (Bamidbar 16 ; 3)

En entendant cela Moché tombe face contre terre. C’est sa seule réaction. Rachi explique (Passouk 4) que c’était la quatrième fois que les Béné Israël se révoltaient et Moché ne se sentait plus la force de prier Hachem de les pardonner. Comme ses forces l’abandonnaient il est tombé à terre.

Rachi rapporte le Midrach Tan’houma qui donne la parabole suivante : Un roi avait un fils qui agissait honteusement contre lui. Le proche ami du roi cherchait toujours à calmer ce dernier à chaque fois que son fils se comportait mal avec lui. Une, deux, trois fois, mais quand le fils agit honteusement une quatrième fois, les excuses de cet ami sont devenues faibles. Il se dit : « Jusqu’à quand fatiguerai-je le roi ? Peut-être qu’il n’acceptera plus d’intervention de ma part. »

 De même Moché n’avait plus la force d’implorer encore Hachem. Datane et Avirame répondent avec mépris à Moché. Pourtant il va jusqu’à leur tente pour les supplier de revenir à la raison. Mais rien n’y fait. Moché prononce alors ces paroles lourdes de conséquence : « Par cela vous saurez que c’est Hachem qui m’a envoyé pour faire toutes ces actions et ce n’est pas de mon cœur. Si comme la mort de tout homme ceux-ci meurent … ce n’est pas Hachem qui m’a envoyé. Mais … la terre ouvrira sa bouche et les avalera avec tout ce qui est à eux. Ils descendront vivants dans la tombe et vous saurez que ces hommes ont provoqué Hachem. » (Bamidbar 16 ; 28 à 30) Et c’est ce qui s’est passé, dès que Moché eut fini de parler : « La terre ouvrit sa bouche, les avala avec leur tente et tous les hommes qui étaient pour Kora’h avec toutes les possessions. Ils descendirent, eux et tout ce qui leur appartenait vivants dans la tombe ; puis la terre se referma. Un feu sortit d’Hachem et consuma les 250 hommes qui avaient approché l’encens. » (Bamidbar 16 ; 32 à 35)

L’enseignement principal de cette Paracha est : « Combien est grave la Mahloket, la discorde ! » Le Midrach nous dit que la Mahloket est pire que tout car ici même les enfants sont morts, même les nourrissons ! Pourtant ils n’avaient rien fait. Hachem veut que le Chalom règne dans le Klal Israël.

Nous retrouvons cette idée avec le Déluge et la Tour de Babel. Lors de la Tour de Babel, les hommes ont construit une immense tour pour aller combattre Hachem. Ils cherchaient à atteindre les Cieux. Pourtant Hachem ne les a pas tous tué. La majorité a survécu bien que c’est à Hachem qu’ils en voulaient. D’un autre côté, nous voyons qu’à l’époque du Déluge toute l’humanité périt sauf Noa’h, ses trois enfants et leur femme. Pourquoi ?

La réponse est simple : Pour la Tour de Babel, ils étaient tous unis, il y avait le Chalom entre les hommes pour un même projet. Bien que ce projet soit mauvais puisqu’il était contre Hachem, mais Hachem aime le Chalom Il ne les a donc pas tous exterminés. En revanche, en ce qui concerne le Déluge, il est écrit que ce qui l’a déclenché c’est le vol. Les gens se volaient les uns les autres. Si on vole c’est qu’il n’y a pas de Chalom, on ne vole pas un ami, la punition a donc été terrible : l’humanité toute entière disparue.

Ce thème est récurent dans toute la Tora : Hachem aime le Chalom dans le Klal Israël. Nous devons y penser et y faire très attention car nous vivons dans l’époque de la communication à outrance. Que fait un journaliste il passe son temps à dire du Lachon Hara sur tout le monde, ou plutôt sur tout ce qui se vend. Or, le juif se vend bien, et trop souvent nous lisons dans la presse des articles sur les déchirures qui plombent les Béné Israël. Là c’est un président de communauté qui critique le Rabbin, ici, c’est un ministre israélien qui donne son opinion caustique sur le dernier esclandre qui secoue le pays, quand ce n’est pas un scandale financier dont aiment se délecter les Nations qui nous entourent, etc. … Non seulement nous nous disputons mais en plus, au lieu de garder cela pour nous, nous invitons les Nations à se repaître de nos dissensions. 

Mais, revenons à notre Paracha, il est intéressant de noter qu’au moment du châtiment il manque une personne. En effet, lorsque Kora’h vient trouver Moché tout au début, il est écrit qu’il est venu avec Datane, Avirame, One Ben Pélèt et 250 chefs de l’assemblée. Or, quand ils sont frappés par cette mort horrible, la Tora ne mentionne pas One Ben Pélèt. Où est-il passé ?

Le Midrach Tan’houma nous rapporte sur le Passouk dans Michlé (14 ; 1) « La sagesse des femmes édifie la maison » au nom de Rav qu’il y a ici une allusion à la femme de One Ben Pélèt. Quand One Ben Pélèt est revenu de la première réunion d’avec Kora’h dans laquelle ils avaient prévu de renverser le pouvoir de Moché et de placer Kora’h à la place d’Aaron comme Cohen Gadol, il a tout raconté à sa femme. Celle-ci lui fit judicieusement remarquer qu’il n’avait rien à y gagner : « Quand c’est Aaron qui est Cohen Gadol, tu n’es pas à la tête, mais si c’est Kora’h qui prend le pouvoir, tu ne seras pas non plus à la tête, alors pourquoi rentres-tu dans cette querelle qui ne te concerne pas ? Le seul intéressé c’est Kora’h, qu’il se débrouille seul. Toi de toutes les façons tu resteras au second plan. »

One Ben Pélèt se rendit compte de son erreur et de son aveuglement, il avait été manipulé. « Mais » dit-il « J’ai promis d’être présent à la prochaine réunion que nous allons tenir aujourd’hui, comment puis-je me désister ? » Sa femme lui répondit : « Laisse-moi faire je te sortirai de là. » Elle lui fit boire du vin vieux et il s’endormit. Puis elle alla à l’entrée de sa tente et se découvrit les cheveux (une femme mariée doit se couvrir les cheveux). A chaque fois qu’un des membres de la coalition venait chercher One Ben Pélèt pour aller à la réunion il voyait la femme de ce dernier assise à l’entrée de sa tente les cheveux au vent. Alors il se disait : «  Si sa femme n’a pas la tête couverte One Ben Pélèt ne mérite pas d’être avec nous. » Et il s’en allait. (Ce Midrash nous prouve bien que ces 250 hommes n’étaient pas n’importe qui, ils étaient tous suffisamment Tsadik au point de ne pas vouloir accepter un homme dont la femme aurait les cheveux découverts. Quelqu’un de moins regardant lui aurait demandé de se pousser et aurait appelé son mari. Mais elle savait qu’il s’agissait de Tsadikim et que son plan marcherait.) Tout le monde connait la fin de l’histoire, tous les opposants à Moshé sont morts engloutis sous la terre et One Ben Pélèt est resté vivant grâce à la perspicacité de sa femme.

Dès qu’il s’agit de dispute, nous devons être très vigilant et encore plus si c’est pour s’opposer au Rav de la communauté. Celui qui est intelligent ne rentre pas dans une querelle quelle qu’elle soit car il est impossible d’en ressortir indemne.

On raconte qu’une fois, dans une petite ville de Russie, il y avait un cocher qui était le seul cocher de l’endroit. On le demandait pour tout déplacement et pour tout transport de marchandise. Il travaillait du matin au soir. Un jour on a vu arriver en ville un nouveau cocher, il était beaucoup plus jeune et il se mit tout de suite au travail. Le vieux cocher se mis alors en colère et intima l’ordre à son concurrent de quitter la ville. Le jeune cocher ne comprenait pas il y avait suffisamment de travail dans la ville pour deux cochers et même pour trois. Comme ils n’arrivaient pas à se mettre d’accord, le vieux cocher dit au plus jeune : « Ecoute, je vais te poser des questions sur le travail de cocher et si tu ne sais pas répondre tu quitteras la ville. » « J’accepte » Lui répondit le jeune « Pose-moi tes questions. »

-  « Que fais-tu si, en plein hiver, tu dois conduire une grande famille avec beaucoup de valises dans une ville lointaine et qu’en chemin, par erreur, tu t’embourbes dans un chemin boueux. Les chevaux ne peuvent plus se dégager et les roues sont coincées ? »

-  « Je fouette avec force les chevaux pour qu’ils se dégagent. »

-  « Tu as fouetté mais cela ne marche pas. Que fais-tu ? »

-  « Je fais descendre tous les bagages. La voiture sera plus légère et on pourra avancer. »

-  « Tu as descendu les bagages mais cela ne marche pas. Que fais-tu ? »

-  « Je fais descendre tous les passagers et je leur demande de pousser. »

-  « Ils sont descendus et ils ont poussé mais cela ne marche pas. Que fais-tu ? »

-  « Plus que cela je ne vois pas ce que je pourrais faire pour dégager ma diligence. »

Le cœur brisé, le jeune cocher fut contraint de reconnaître sa défaite et il se résigna à quitter la ville. Juste avant de partir, il demanda par curiosité à l’ancien cocher ce qu’il fallait faire dans un cas comme celui-là quand la voiture était coincée dans un chemin trop boueux. Qu’aurait fait un bon cocher ? Le vieux cocher lui répondit : « Un cocher intelligent ne va pas dans un chemin boueux ! »

Nous aussi, sachons tirer Moussar de cette histoire et de la femme de One ben Pélèt pour savoir qu’un homme intelligent n’entre pas dans une Mahloket ! Seul un idiot y pénètre, rien ne prouve qu’il en sortira ; et même s’il en sort, comment en sortira-t-il ? Avec de la rancœur, fâché avec tout le monde, brisé et dégoûté de la vie et des hommes à cause de tous les coups qu’il aura reçu ?PARACHAT KORAH

Notre Paracha commence avec la révolte de Kora’h, Datane, Avirame, One Ben Pélèt et 250 chefs de l’assemblée contre Moché. Ils lui dirent : « Toute l’assemblée des Béné Israël est sainte et Hachem est parmi eux, alors pourquoi vous élevez-vous au-dessus de la communauté d’Hachem ? » (Bamidbar 16 ; 3)

En entendant cela Moché tombe face contre terre. C’est sa seule réaction. Rachi explique (Passouk 4) que c’était la quatrième fois que les Béné Israël se révoltaient et Moché ne se sentait plus la force de prier Hachem de les pardonner. Comme ses forces l’abandonnaient il est tombé à terre.

Rachi rapporte le Midrach Tan’houma qui donne la parabole suivante : Un roi avait un fils qui agissait honteusement contre lui. Le proche ami du roi cherchait toujours à calmer ce dernier à chaque fois que son fils se comportait mal avec lui. Une, deux, trois fois, mais quand le fils agit honteusement une quatrième fois, les excuses de cet ami sont devenues faibles. Il se dit : « Jusqu’à quand fatiguerai-je le roi ? Peut-être qu’il n’acceptera plus d’intervention de ma part. »

 De même Moché n’avait plus la force d’implorer encore Hachem. Datane et Avirame répondent avec mépris à Moché. Pourtant il va jusqu’à leur tente pour les supplier de revenir à la raison. Mais rien n’y fait. Moché prononce alors ces paroles lourdes de conséquence : « Par cela vous saurez que c’est Hachem qui m’a envoyé pour faire toutes ces actions et ce n’est pas de mon cœur. Si comme la mort de tout homme ceux-ci meurent … ce n’est pas Hachem qui m’a envoyé. Mais … la terre ouvrira sa bouche et les avalera avec tout ce qui est à eux. Ils descendront vivants dans la tombe et vous saurez que ces hommes ont provoqué Hachem. » (Bamidbar 16 ; 28 à 30) Et c’est ce qui s’est passé, dès que Moché eut fini de parler : « La terre ouvrit sa bouche, les avala avec leur tente et tous les hommes qui étaient pour Kora’h avec toutes les possessions. Ils descendirent, eux et tout ce qui leur appartenait vivants dans la tombe ; puis la terre se referma. Un feu sortit d’Hachem et consuma les 250 hommes qui avaient approché l’encens. » (Bamidbar 16 ; 32 à 35)

L’enseignement principal de cette Paracha est : « Combien est grave la Mahloket, la discorde ! » Le Midrach nous dit que la Mahloket est pire que tout car ici même les enfants sont morts, même les nourrissons ! Pourtant ils n’avaient rien fait. Hachem veut que le Chalom règne dans le Klal Israël.

Nous retrouvons cette idée avec le Déluge et la Tour de Babel. Lors de la Tour de Babel, les hommes ont construit une immense tour pour aller combattre Hachem. Ils cherchaient à atteindre les Cieux. Pourtant Hachem ne les a pas tous tué. La majorité a survécu bien que c’est à Hachem qu’ils en voulaient. D’un autre côté, nous voyons qu’à l’époque du Déluge toute l’humanité périt sauf Noa’h, ses trois enfants et leur femme. Pourquoi ?

La réponse est simple : Pour la Tour de Babel, ils étaient tous unis, il y avait le Chalom entre les hommes pour un même projet. Bien que ce projet soit mauvais puisqu’il était contre Hachem, mais Hachem aime le Chalom Il ne les a donc pas tous exterminés. En revanche, en ce qui concerne le Déluge, il est écrit que ce qui l’a déclenché c’est le vol. Les gens se volaient les uns les autres. Si on vole c’est qu’il n’y a pas de Chalom, on ne vole pas un ami, la punition a donc été terrible : l’humanité toute entière disparue.

Ce thème est récurent dans toute la Tora : Hachem aime le Chalom dans le Klal Israël. Nous devons y penser et y faire très attention car nous vivons dans l’époque de la communication à outrance. Que fait un journaliste il passe son temps à dire du Lachon Hara sur tout le monde, ou plutôt sur tout ce qui se vend. Or, le juif se vend bien, et trop souvent nous lisons dans la presse des articles sur les déchirures qui plombent les Béné Israël. Là c’est un président de communauté qui critique le Rabbin, ici, c’est un ministre israélien qui donne son opinion caustique sur le dernier esclandre qui secoue le pays, quand ce n’est pas un scandale financier dont aiment se délecter les Nations qui nous entourent, etc. … Non seulement nous nous disputons mais en plus, au lieu de garder cela pour nous, nous invitons les Nations à se repaître de nos dissensions. 

Mais, revenons à notre Paracha, il est intéressant de noter qu’au moment du châtiment il manque une personne. En effet, lorsque Kora’h vient trouver Moché tout au début, il est écrit qu’il est venu avec Datane, Avirame, One Ben Pélèt et 250 chefs de l’assemblée. Or, quand ils sont frappés par cette mort horrible, la Tora ne mentionne pas One Ben Pélèt. Où est-il passé ?

Le Midrach Tan’houma nous rapporte sur le Passouk dans Michlé (14 ; 1) « La sagesse des femmes édifie la maison » au nom de Rav qu’il y a ici une allusion à la femme de One Ben Pélèt. Quand One Ben Pélèt est revenu de la première réunion d’avec Kora’h dans laquelle ils avaient prévu de renverser le pouvoir de Moché et de placer Kora’h à la place d’Aaron comme Cohen Gadol, il a tout raconté à sa femme. Celle-ci lui fit judicieusement remarquer qu’il n’avait rien à y gagner : « Quand c’est Aaron qui est Cohen Gadol, tu n’es pas à la tête, mais si c’est Kora’h qui prend le pouvoir, tu ne seras pas non plus à la tête, alors pourquoi rentres-tu dans cette querelle qui ne te concerne pas ? Le seul intéressé c’est Kora’h, qu’il se débrouille seul. Toi de toutes les façons tu resteras au second plan. »

One Ben Pélèt se rendit compte de son erreur et de son aveuglement, il avait été manipulé. « Mais » dit-il « J’ai promis d’être présent à la prochaine réunion que nous allons tenir aujourd’hui, comment puis-je me désister ? » Sa femme lui répondit : « Laisse-moi faire je te sortirai de là. » Elle lui fit boire du vin vieux et il s’endormit. Puis elle alla à l’entrée de sa tente et se découvrit les cheveux (une femme mariée doit se couvrir les cheveux). A chaque fois qu’un des membres de la coalition venait chercher One Ben Pélèt pour aller à la réunion il voyait la femme de ce dernier assise à l’entrée de sa tente les cheveux au vent. Alors il se disait : «  Si sa femme n’a pas la tête couverte One Ben Pélèt ne mérite pas d’être avec nous. » Et il s’en allait. (Ce Midrash nous prouve bien que ces 250 hommes n’étaient pas n’importe qui, ils étaient tous suffisamment Tsadik au point de ne pas vouloir accepter un homme dont la femme aurait les cheveux découverts. Quelqu’un de moins regardant lui aurait demandé de se pousser et aurait appelé son mari. Mais elle savait qu’il s’agissait de Tsadikim et que son plan marcherait.) Tout le monde connait la fin de l’histoire, tous les opposants à Moshé sont morts engloutis sous la terre et One Ben Pélèt est resté vivant grâce à la perspicacité de sa femme.

Dès qu’il s’agit de dispute, nous devons être très vigilant et encore plus si c’est pour s’opposer au Rav de la communauté. Celui qui est intelligent ne rentre pas dans une querelle quelle qu’elle soit car il est impossible d’en ressortir indemne.

On raconte qu’une fois, dans une petite ville de Russie, il y avait un cocher qui était le seul cocher de l’endroit. On le demandait pour tout déplacement et pour tout transport de marchandise. Il travaillait du matin au soir. Un jour on a vu arriver en ville un nouveau cocher, il était beaucoup plus jeune et il se mit tout de suite au travail. Le vieux cocher se mis alors en colère et intima l’ordre à son concurrent de quitter la ville. Le jeune cocher ne comprenait pas il y avait suffisamment de travail dans la ville pour deux cochers et même pour trois. Comme ils n’arrivaient pas à se mettre d’accord, le vieux cocher dit au plus jeune : « Ecoute, je vais te poser des questions sur le travail de cocher et si tu ne sais pas répondre tu quitteras la ville. » « J’accepte » Lui répondit le jeune « Pose-moi tes questions. »

-  « Que fais-tu si, en plein hiver, tu dois conduire une grande famille avec beaucoup de valises dans une ville lointaine et qu’en chemin, par erreur, tu t’embourbes dans un chemin boueux. Les chevaux ne peuvent plus se dégager et les roues sont coincées ? »

-  « Je fouette avec force les chevaux pour qu’ils se dégagent. »

-  « Tu as fouetté mais cela ne marche pas. Que fais-tu ? »

-  « Je fais descendre tous les bagages. La voiture sera plus légère et on pourra avancer. »

-  « Tu as descendu les bagages mais cela ne marche pas. Que fais-tu ? »

-  « Je fais descendre tous les passagers et je leur demande de pousser. »

-  « Ils sont descendus et ils ont poussé mais cela ne marche pas. Que fais-tu ? »

-  « Plus que cela je ne vois pas ce que je pourrais faire pour dégager ma diligence. »

Le cœur brisé, le jeune cocher fut contraint de reconnaître sa défaite et il se résigna à quitter la ville. Juste avant de partir, il demanda par curiosité à l’ancien cocher ce qu’il fallait faire dans un cas comme celui-là quand la voiture était coincée dans un chemin trop boueux. Qu’aurait fait un bon cocher ? Le vieux cocher lui répondit : « Un cocher intelligent ne va pas dans un chemin boueux ! »

Nous aussi, sachons tirer Moussar de cette histoire et de la femme de One ben Pélèt pour savoir qu’un homme intelligent n’entre pas dans une Mahloket ! Seul un idiot y pénètre, rien ne prouve qu’il en sortira ; et même s’il en sort, comment en sortira-t-il ? Avec de la rancœur, fâché avec tout le monde, brisé et dégoûté de la vie et des hommes à cause de tous les coups qu’il aura reçu ?

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