Dvar Torah publiés par Tomer Debora

PARACHAT VAERA

Rav Va’htfoguel écrit à la fin de son Séfer « Lékète Réchimot » sur ‘Hanouka au nom de Rabbi Daniel de Kelm que chaque fête a son aurore et son crépuscule. Trente jours avant la fête on s’instruit des lois de la fête, c’est l’aube de la fête, on peut déjà commencer à parler sur ‘Hanouka. De même, trente jours après la fête, c’est le crépuscule de la fête.

Nous sommes encore dans les trente jours qui suivent ‘Hanouka nous pouvons donc encore prendre de la Kédoucha de ce ‘Hag et en tirer des enseignements. D’ailleurs, Rav Va’htfoguel lui-même a plusieurs fois fait une Dracha après ‘Hanouka dans laquelle il parlait des sujets de ‘Hanouka en s’appuyant sur les paroles de Rabbi Daniel de Kelm. Il disait que l’essentiel est après ‘Hanouka, une fois qu’on a fini la Avoda des huit jours on peut parler. Tant qu’on est dans le sujet on ne le voit pas, on ne peut donc pas réfléchir dessus. Mais de loin on le voit mieux !

Rav Va’htfoguel a dit : celui qui dit merci à l’autre, mais il ne sait pas à qui il dit merci, qui dit merci et sur quoi il dit merci, on comprend très bien que cela est une blague. Dans un remerciement on doit comprendre sinon cela n’est pas un vrai remerciement l’essentiel manque. Cela ne s’appelle même pas une Mitsva sans Kavana car dans ce cas il y au moins la Mitsva il ne manque que la Kavana. Mais ici dans un tel remerciement il n’y a rien du tout.

(Il y a une Ma’hlokète si, quand on fait une Mitsva, on doit avoir la Kavana de se rendre Yotsé de la Mitsva ou non. Par exemple quand on met les Téfilines est-ce-que on doit penser à se rendre Yotsé ou non. Si on dit qu’il faut avoir la Kavana alors on ne sera pas Yotsé des Téfilines si on n’a pas eu cette Kavana même si on a mis les Téfilines. On trouve cette Ma’hlokète pour toutes les Mitsvot : Birkat Hamazone, Téfila etc…

 

Lé’haté’hila on doit avoir la Kavana de se rendre Yotsé et Bédiavad si on ne l’a pas eu on est quand même Yotsé.

 

Le Rav de Brisk dit que toute la Ma’hlokète est si on doit penser se rendre Yotsé, et Bédiavad c’est bon, mais il y a une autre Kavana à avoir et celle-là est obligatoire, Léikouva et si on ne l’a pas eu on n’est pas Yotsé du tout. Cette Kavana c’est qu’on doit penser qu’on a Hachem en face de nous et qu’on lui parle. Celui qui n’a que le mur en face de lui ne fait pas une Téfila à Hachem, il parle à un mur il ne peut donc pas être quitte de sa Téfila. Il peut aussi bien enregistrer sa Téfila sur un magnétophone et mettre la cassette trois fois par jour aux heures des prières. Pendant la Téfila on parle à Hachem on doit donc obligatoirement être conscient de cela.)

Chaque fête a son Tafkid, Pessa’h est l’époque de la liberté, Chavouot celui du don de notre Torah et Soukot celui de notre joie. Celui qui à Pessa’h n’a pas senti qu’il était libre, celui-là est passé à côté de Pessa’h. Bien sûr, la liberté ne se trouve que dans la Torah. Car celui qui fait ce qu’il veut (Efkère) n’est pas libre, il est alliéné à son Yétser Hara. Il est l’esclave de ses désirs et de ses passions. Idem pour Chavouot et Soukot qu’on doit ressentir sinon on passe à côté de l’essentiel, du message délivré par le ‘Hag.

A ‘Hanouka le but est écrit en toutes lettres dans Al Hanissim (Noussa’h Achkenaz) : « Ils ont fixé les huit jours de ‘Hanouka pour remercier et louer ». Il n’y a pas d’autre Tafkid si ce n’est remercier et louer Hachem.

Nous sommes encore dans les trente jours après la fête donc nous sommes encore dans l’influence de ‘Hanouka. Nous pouvons encore apprendre de ce ‘Hag.

Chaque jour nous disons « Modim » dans la Amida. Est-ce que nous réfléchissons aux paroles que nous prononçons ?

Chaque jour nous faisons des Béra’hot pour remercier Hachem. Est-ce que nous réfléchissons aux paroles que nous prononçons ? Nous disons chaque jour 100 Béra’hot. Cela fait 700 Béra’hot à la fin de la semaine, 2800 Béra’hot à la fin du mois, 33600 Béra’hot à la fin de l’année. Combien à la fin d’une vie ?

Toutes ces Béra’hot comment sont-elles ? Avec quelle Kavana ? Pourtant combien de temps faut-il pour dire une Béra’ha, quelques secondes. Cela ne nous prend pas des heures. Combien de Béra’hot sont abîmées parce qu’on les a dites trop vite et sans Kavana. On était pressé…

Parfois on remarque des gens qui prennent un verre d’eau (ou autre chose) et qui le mettent directement à la bouche. Ils ne marquent pas d’arrêt pour la Béra’ha. On n’a même pas l’impression qu’ils en disent une. Très vite, trop vite. Pourtant celui qui profite de ce monde sans remercier Hachem est un voleur.

Si on dit merci tellement vite, est-ce que cela s’appelle encore un merci ?

« Barou’h Ata Hachem » Béni sois-tu Hachem, on béni Hachem, Celui qui a créé le ciel et la terre. « Elokénou » Notre D.ieu. C’est notre D.ieu à nous les juifs. Chaque nation a sa propre divinité mais nous c’est notre D.ieu à nous. « Mélè’h Haolam » Roi du monde. C’est Lui le roi, Il fait ce qu’il veut, Sa puissance est infinie. Rien ne se passe sans Sa volonté. Penser à tout cela en une seconde trois dixièmes c’est un peu court …

Remercier, savoir remercier, apprendre à remercier, c’est là tout le sens de ‘Hanouka, on ne doit pas passer à côté. Prendre Moussar pour toute l’année.

Par exemple, on dit Birkat Hamazone. Est-ce-qu’on pense à ce que l’on dit ou bien est-ce une cassette bien huilée qui débite son texte sans même y penser, et puis au bout de quelques minutes on se retrouve à la fin ?

On a dit Birkat Hamazone mais on n’a pas remercié Hachem. On ne s’est même pas aperçu qu’on remerciait Hachem. Remercier Hachem pour le ‘Hessed qu’il nous a fait cela n’est pas évident, c’est un grand travail.

On dit au nom du Chla Hakadoch qu’on voit à travers le noir de l’œil. Chaque œil est d’une couleur différente, bleu, vert, marron. Mais au milieu tout le monde a un point noir, l’iris, c’est par là qu’on voit. On voit à travers le noir (l’iris) de l’œil.

Le Chla Hakadoch disait on voit à travers le noir de l’œil, c’est quand c’est noir qu’on voit, qu’on commence à voir combien c’était bien avant, quand tout allait bien. Celui qui ne peut plus marcher se dit quelle chance j’avais avant quand je marchais avec mes jambes. C’est celui qui n’a pas qui se rend compte de la chance de ceux qui ont. Celui qui a des problèmes de santé se rend compte de la chance qu’il avait avant. Malheureusement on s’en aperçoit souvent après quand c’est trop tard.

Il faut donc se réveiller avant et remercier Hachem pour tous les bienfaits qu’Il nous prodigue chaque jour. Des milliards de ‘Hassadim, des milliards de Tovot. Mais on ne s’en rend pas compte, c’est tellement naturel, normal, c’est presque un dû.

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