Dvar Torah publiés par Tomer Debora

PARACHAT BECHALAH

Dans la Parasha de la semaine, Pharaon regrette d’avoir laisser partir les Béné Israël. Il se lance donc à leur poursuite avec toute son armée. Les Béné Israël se sentent pris en tenaille entre la mer qui est devant eux et les égyptiens qui s’approchent à l’arrière pour les attraper. Moshé les calme et leur promet un grand miracle de la part d’Hashem à leur égard.

C’est le grand miracle de la traversée de la mer rouge qui commence. Tout le monde le connait, la mer va s’ouvrir devant les Béné Israël en douze tunnels et elle se refermera sur les égyptiens en les tuant tous.

Hazal nous disent que la simple servante a pu voir, pendant la traversée de la mer rouge, beaucoup plus que le prophète Yéhezkel ou d’autres prophètes n’ont pu voir. Elle a eu la chance d’avoir une approche de la Chéhina qu’aucun prophète n’aura.

Une question se pose donc : Comment se fait-il qu’après tout ce qu’elle a vu et ressenti, cette servante soit, en fin de comptes, restée une simple servante ? Son statut n’a pas changé, servante elle était servante elle sera. Pourquoi ? Comment comprendre que cette vision extraordinaire n’a pas changé sa vie ?

La réponse est simple, ce qu’un homme voit ou vit n’a aucune influence sur son existence s’il ne s’est pas préparé auparavant. Parfois un grand miracle survient, on est sauvé de justesse de la mort, pendant un jour, un mois, un an, on en est tout remué mais cela ne nous a pas changé à l’intérieur. Ce n’est que la couche extérieure qui est atteinte.

Parfois survient un tremblement de terre, un avion qui crash, un accident de voiture, on est bouleversé un temps et puis la vie continue comme si de rien n’était.

Celui qui se prépare en amont arrive à discerner dans ce qui lui arrive des signes qui vont influencer profondément son existence. Mais un travail sur soi est nécessaire, c’est comme tout, sans travail rien n’émerge et surtout, rien ne subsiste. L’événement repart comme il est venu sans laisser de traces. Comme dit le dicton : ce qui est acquit facilement sans va facilement.

Une vraie compréhension des choses n’est obtenue que s’il y a une préparation en accord avec l’événement qui survient. Que cherche-t-on à obtenir ? Si on veut monter haut on doit se préparer. De même qu’un sportif de haut niveau ne pourra rien atteindre sans préparation, de même dans le spirituel quel qu’il soit, on ne pourra rien sans une préparation adéquate. Notre labeur, notre fatigue, notre préparation est un tremplin pour monter plus haut. (Cela est aussi vrai dans la vie courante, l’argent ne vient pas en dormant).

Parfois on entend certains dire : C’est drôle je ne ressens rien pendant la fête de Hanouka, Soukot ou Pessah. Mais est-ce qu’ils se sont mis en position pour ressentir quelque chose ? Si on ne lit rien sur la fête qui arrive et qu’on s’assoit, le soir du Séder, épuisé par la journée de travail qu’on a eu, comment voulez vous qu’on ressente quelque chose ? C’est normal de ne rien ressentir, même un grand Rosh Yéshiva ne ressentirait rien. La différence c’est que le grand Rosh Yéshiva, lui, il se prépare ! (Tout comme le grand business man se prépare en relisant ses dossiers avant de signer un grand contrat).

A présent nous comprenons mieux pourquoi Yéhezkel, qui pourtant a vu moins qu’une servante, a réussi à dépasser tout le monde et à devenir prophète. Car c’est à force de travail qu’il est devenu prophète cela ne lui est pas tombé dessus en héritage. Par contre, cette servante, ce qu’elle a vu, cela lui est venu sans fatigue, c’est pourquoi elle a tout perdu. En une seconde elle est montée très haut et en une seconde elle est redescendue de son piédestal.

David Hamélèh a dit dans Téhilim (24) : « Qui montera dans la montagne d’Hashem, et qui restera dans son endroit sain ? » Ce n’est pas tout de monter dans la montagne d’Hashem, encore faut-il pouvoir y rester. Garder le niveau spirituel qu’on a atteint grâce à un choc qu’on a vécu.

C’est ce que nous enseigne la Guémara Nida (30b) : On apprend toute la Tora à l’embryon dans le ventre de sa mère, puis, à sa naissance, un ange la lui fait tout oublier. Pourquoi tout lui apprendre si s’est pour tout lui faire oublier ? En fait, c’est exactement ce que nous avons dit, l’ange veut donner un message à l’enfant : Saches ! Ce que tu acquiers sans effort, sans t’être préparé auparavant, tu ne le garderas pas ! C’est pourquoi tu oublies toute la Tora apprise sans effort dans le ventre de ta mère. On raconte sur le Gaon de Vilna, qu’un jour un ange est venu le trouver pour lui apprendre la Tora. Il a refusé car il ne voulait pas d’une Tora acquise sans fatigue.

Tu veux la Tora ? Tu devras te fatiguer pour l’avoir, mais une fois que tu l’auras acquise, elle sera à toi. Elle fera partie de toi. Il en est de même pour toutes les Midot qu’un homme veut obtenir dans sa vie.  

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