Dvar Torah publiés par Tomer Debora

PARACHAT VAYIKRA

 

Rav Dessler sur Yéhochoua (ופרק ) explique que le Bita’hon consiste à avoir confiance en Hachem et savoir que tout vient de lui. Cela ne nous empêche pas de travailler afin de nous nourrir, mais nous devons savoir que tous nos efforts ne serviront à rien si Hachem ne nous aide pas. Il nous semble que nos bons résultats sont les fruits de notre labeur, en fait il n'en est rien ! La seule vraie raison de notre réussite, c'est la volonté d'Hachem. Notre effort personnel vise à cacher l'omniprésence et l'omnipotence d'Hachem sur terre. Car s'il était évident que tout vient d'Hachem, il n’y aurait plus de libre arbitre.

 

Si un homme comprend que tout vient d'Hachem, il ne pourra jamais inquiéter. Car il sait que Hachem a déjà prévu ce qui est bien pour lui, il n'a donc aucun souci à se faire.

 

En général, on ne s'inquiète que pour quelque chose sur laquelle on pense pouvoir agir. Sur une situation que l'on ne peut pas changer, on ne s'inquiète pas. Cela n'étant pas en notre pouvoir, on se fait à cette idée et on vit comme on peut avec. (Par exemple chacun sait qu’un jour il va mourir, mais comme on n’y peut rien on l'oublie, on vit avec. Mais le travail, puisque je pense pouvoir agir dessus alors je m'investis.)

 

Nous devons savoir que nos actions ne sont pas les causes réelles de notre succès, ce que nous pensons être important et obligatoire à notre réussite n'est en fait que la volonté d'Hachem de nous placer face à une épreuve afin d'observer notre réaction. Si nous réussissons à réaliser cela, nous n'avons plus de raison de nous inquiéter puisque de toute façon nous ne pourrons rien changer à ce que Hachem a décrété.

 

Au sujet du Chabbat il est écrit : « pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton travail et le septième jour ce sera Chabbat pour Hachem ton D.ieu. » Le jour du Chabbat nous a été donné afin de réaliser que toutes nos actions n'ont pas d'effet réel. Elles ne sont pas la cause de ce qui nous arrive.

 

Le Passouk précise : « pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton travail et le septième jour ce sera Chabbat ». Comment est-ce possible de finir tout son travail avant Chabbat. Parfois, un travail peut durer beaucoup plus que six jours. En fait, la Torah nous apprend ici une philosophie dans la vie. Quand Chabbat entre, nous devons considérer que tout notre travail est fini. Même si, en réalité, il est encore inachevé, nous ferons comme si tout est fini. Cela, afin de mieux sentir la sainteté du Chabbat, mais aussi pour réaliser que tout vient d'Hachem.

 

Notre travail s'arrête à l'entrée du Chabbat même s'il n'est pas fini car notre action n'est pas déterminante. Elle n'est pas un but en soi. Elle n'a de raison d'être qu'à travers notre libre arbitre pour cacher la présence divine sur terre. Aussi, quand Chabbat arrive tout s'arrête, car travailler à ce moment-là “ne sert à rien” puisque tout est décidé par Hachem et qu'en fin de compte, seule Sa volonté se réalisera.

 

 

 

Même si on a de gros souci, on doit les oublier à l'entrée du Chabbat. Comment cela est-il possible ? On ne peut le faire qu'en positionnant dans notre esprit Hachem comme la cause de tout ce qui se passe sur terre. On aura confiance en Lui et dans Son infinie bonté en sachant qu'Il a déjà préparé pour nous ce qu'il y a de mieux et que tout se passera de la façon la mieux appropriée pour nous.

 

 

(Si j'oublie tout mon travail pendant Chabbat, alors je vivrai un moment extraordinaire. Chabbat je suis en dehors du temps. Je vis dans une autre dimension, sur une autre planète. Le monde autour de moi continu de s'agiter mais moi je suis dans ma bulle protectrice. La terre s'est arrêtée de tourner pour moi. Quel calme ! Mis à part toutes les Mitsvot que l'on fait le Chabbat en ne travaillant pas et le fait qu'on accomplisse la volonté d'Hachem, on peut facilement comprendre quel immense bien-être psychique le Chabbat m’apporte. Je décompresse pendant 24 heures. J’oublie le stress de la vie. C'est un bien-être psychologique immense qui me donnera des forces pour toute la semaine. Je n'ai pas besoin d'aller chez le psychologue ou le psychiatre pour trouver un repos intérieur. Le jour du Chabbat mon âme fait la paix avec mon corps, elle prend le dessus.)

 

 

C'est en cela que le jour du Chabbat sanctifie les six jours de la semaine. Selon notre réaction à l'entrée du Chabbat face au travail restant à accomplir, on donnera ou non un sens à notre travail déjà accompli pendant la semaine. C'est là que l'on verra si on a confiance que en nous-mêmes et qu'on ne croit que dans nos propres forces, ou si on ne s'inquiète pas car on a compris que tout vient d'Hachem.

 

 

(Une personne qui vit Chabbat de cette manière abordera son travail avec plus de sérénité, plus de calme intérieur. Toute sa vie s'en trouvera modifiée, il n'aura plus ces angoisses perpétuelles, ces craintes qui viennent du fait que l'on pense : si j’avais su …, si j'avais dit …, j'aurais peut-être pu … Je n'ai rien à dire, rien à penser, puisque ce n'est que la volonté d'Hachem qui s'accomplit.)

 

On doit se renforcer dans notre Émouna Péchouta en Hachem.

 

Le Sabba de Novardok, Rav Youzel Horwitz demandait : pourquoi la Torah nous dit-elle que Lavan qui poursuivait Yaakov, déclara lorsqu'il le rejoignit : « j'aurais pu te faire du mal. Mais le D.ieu de tes pères m'a parlé hier en me disant : garde-toi de parler à Yaakov en bien ou en mal. »

 

Comment Lavan aurait-il pu faire du mal à Yaakov puisqu’il avoue lui-même que Hachem le lui avait interdit ? Pour illustrer sa réponse il racontait l'histoire suivante :

 

Un homme est sur le quai d’une gare, et attend l'arrivée du train. Lorsque le train entre en gare, notre homme ne bouge pas. Un autre voyageur lui demande :

- pourquoi ne montez-vous pas ? Le train ne va pas tarder à partir.

-Je ne peux pas monter, je n'ai pas de billet.

-Qu’attendez-vous pour aller en acheter ?

-Je n'ai pas d'argent pour en acheter.

-Pourquoi attendez-vous le train alors ?

-J'ai confiance en Hachem. Il trouvera bien le moyen de me procurer un billet.

 

La locomotive fait entendre son sifflement, le chef de gare agite son drapeau. Le train va démarrer. À ce moment, surgit un voyageur qui court le long du quai.

- Voulez-vous monter dans le train ? demande-t-il au voyageur qui attend encore paisiblement. Tenez prenez mon billet, je ne pars pas. Ce serait dommage qu’il se perde.

Notre homme monte dans le train et s'installe dans un des compartiments. L'autre voyageur, celui qui ne comprend pas comment on peut attendre un train lorsqu'on n'a pas de billet vient le rejoindre. - Vraiment je ne comprends pas votre confiance en Hachem. C'est insensé ! Réfléchissez donc un peu : si la personne qui vous a donné son billet était arrivée quelque seconde plus tard, vous auriez manqué votre train !

 

Ce voyageur, conclut le Sabba de Novardok, ne se rend pas du tout compte qu'il parle en fait comme Lavan : « J'aurais pu … Si … S'il ne s'était pas passé tel chose, j'aurais fait ceci et cela. Pensez ce qui serait arrivé, si … »

 

 

 

 

 

 

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