Dvar Torah publiés par Tomer Debora

 

PARACHAT HOUKAT

La prière journalière   comprend   trois   offices Chaharit, Minha et Arvit. Selon  la   Guémara Bérahot 26b la prière du matin fut instituée par Avraham, celle de l'après-midi par Itsrak et celle du soir par Yaakov.

Ces différents moments de la journée évoquent la place qu'occupe le destin de chacun des patriarches dans le monde temporel.

Le destin d'Avraham apparaît dans la lumière qui monte et s’épanouit. Comblé et béni en toutes choses, Avraham, quoique seul, invite le Monde à glorifier Hachem, Être Un et Unique. Non seulement Avraham n’est l'objet d'aucune inimitié, mais encore il est vénéré comme le prince d’Hachem.

La position d’Itsrak dans le monde apparaît déjà diminuée, le soleil qui avait encore brillé au-dessus de son père a franchi le zénith. Quoique béni par Hachem, Itsrak est solitaire et ne rencontre parmi ses contemporains que jalousie. Dès la naissance d'Itsrak la prédiction d’Hachem à Avraham : « ta descendance sera étrangère » commence à se réaliser.

Pour Yaakov enfin, le destin se couvre des ombres de la nuit, sa vie n'est qu'un enchaînement d’épreuves douloureuses. (C’est le juif de l’exil)

Toutefois, les trois Avot, en dépit de leurs destinées bien différentes, sauront trouver dans la prière le chemin vers Hachem. Ils nous lèguent ces Téfilot qui nous apprennent comment, selon les différentes circonstances de la vie, nous pouvons nous élever vers Hachem.

 

Pendant le jour, l'univers terrestre est aux pieds de l'homme. Il peut alors le maîtriser en toute liberté.

La nuit, en revanche, l'homme pourtant maître de la création, se trouve lui-même pris dans les chaînes qui enlacent alors l'univers.

Pour l'homme, le jour est donc le temps de l'indépendance, de l'action, tandis que la nuit est le temps de la soumission et de la passivité forcées.

La prière du matin se situe donc entièrement sous le signe de la gratitude pour la libération qui met fin à l'emprise de la nuit.

 

Le Yaabetz fait observer que nulle heure n’est aussi propre à orienter notre âme et notre esprit vers Hachem que le lever du soleil, quand la nature se réveille dans l'éclat de sa jeunesse pour une vie nouvelle et que l'homme retrouvant force et fraîcheur, reprend son travail plein de courage et d’espoir.

Rabbi Yéhouda Halévi dans son livre le Kouzari explique que les trois prières quotidiennes ont une signification d'ordre éducatif. L’heure de la prière constitue pour l'homme religieux le noyau et le fruit de son temps, les autres heures ne sont que des chemins qui l’y conduisent.

Les prières ont pour la Néchama le même rôle que la nourriture a pour le corps. C'est-à-dire que la bénédiction émanant de la Téfila se prolonge jusqu'au moment de la prochaine Téfila, de même que les effets du repas de midi se prolongent jusqu'au repas du soir. À mesure que le moment de la prière s'éloigne de notre Néchama celle-ci se trouble par l'effet des occupations de la vie courante. Mais au moment de la Téfila nous purifions notre Néchama de tout le passé et nous nous préparons pour l'avenir.

C'est-à-dire que nous puisons des forces spirituelles dans la prière du matin qui nous accompagnent jusqu'à celle de l'après-midi ; puis la Téfila de l'après-midi nous donne des forces pour finir la journée jusqu'à la Téfila du soir et enfin la Téfila du soir nous donnera des forces pour toute la nuit jusqu'au lendemain matin.

 

Selon le Zohar, l’échelle vue par Yaakov symbolise la Téfila. Le texte nous dit : « et voici, une échelle se tenait sur la terre et son sommet atteignait le ciel. »

C'est la prière que les hommes prononcent sur terre et qui parvient jusqu'au ciel. L'échelle représente un développement et une montée par degrés, ainsi la Téfila s’élève de la terre vers le ciel, mais le but à atteindre est Hachem qui se tient au-dessus de l'échelle. Par la prière, Yaakov cherche son chemin jusqu'à lui. Alors Hachem lui montre en rêve le chemin qu’il doit poursuivre et comment la pensée doit, par échelons, se dégager des liens terrestres jusqu'à ce qu'elle ait trouvée Hachem au sommet de l'échelle.

 

Le Sabba de Novardok dit que parfois Hachem ne veut pas donner à l'homme ce qu'il réclame dans ses prières. Il explique cela avec une histoire : il y avait une fois un fils qui suppliait son père pour qu'il lui achète trois mètres de cordon de corde, et le père refusait. Le fils se lamentait, pleurait, suppliait mais le père refusait toujours. Alors le fils est allé se plaindre chez les amis de son père, ceux-ci sont allés trouver le père pour lui faire changer d'avis. Le père s'est alors adressé à eux et leur a dit : vous ne savez pas ce qu'il veut en faire de cette corde, moi je le sais, il veut se pendre avec. C'est pour cela que je refuse de la lui acheter

De même on demande à Hachem une voiture rapide afin de rouler vite sur les autoroutes et faire un accident. Nous demandons la richesse pour notre mal. Hachem nous aime et nous connaît tant qu'Il ne nous donnera que ce qui est pour notre bien, malgré toutes nos supplications.

Rabbi ‘Haïm de Volozin raconte sur son maître le Gaon de Vilna qu'une fois ce dernier lui a dit : « on m'a montré du ciel la grandeur de la Téfila. Comment ? Je m'étais beaucoup efforcé pendant douze semaines à comprendre un passage du Zohar au sujet de Roch ‘Hodech, mais je n'arrivais pas à trouver une bonne explication.

Un jour de Roch ‘Hodech quand je faisais la Téfila de Cha’harit d'un seul coup ce passage du Zohar m’est revenu à l'esprit et j’avais devant moi sept façons de l'expliquer. Que pouvais-je faire ? Je me suis alors arrêté dans ma Amida afin de pouvoir les classer correctement dans mon esprit, cela m'a pris en tout et pour tout 15 secondes. Et ensuite j'ai continué ma Amida de Roch ‘Hodech. Après ma Téfila j'ai essayé de me les rappeler mais cela était impossible. Je les avais totalement oubliées. Tellement j'étais contrarié que cela m'a pris une demi-heure pour enlever ma douleur et trouver la force de dire le Hallel.

Puis, quand j'ai fait la Téfila de Moussaf de Roch ‘Hodech, de nouveau ces sept explications sont revenues dans mon esprit comme auparavant. Mais à ce moment-là, j'ai fait très attention de ne pas y penser et de ne pas détourner ma pensée de la Téfila que je faisais. Et quand j'ai fini ma Amida je les ai trouvées, toutes les sept, claires dans mon esprit. »

Histoire à méditer quand nous avons parfois l’impression que notre spirituel freine notre réussite matérielle. La morale étant, que plus nous nous investissons dans le spirituel et plus nous assurons notre matériel. Comme toujours, exactement l’inverse de la logique humaine !

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Tomer Debora

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